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Nous serons toutes un jour concernées par le sujet de la préménopause. C’est une étape clé dans la vie des femmes, naturelle et pourtant si souvent délaissée au profit des sujets plus glamour.

Les femmes dans leur quarantaine ont encore du mal à aborder ce sujet.

Or, la préménopause commence naturellement au cours de la quarantaine, et c’est justement le moment parfait pour s’en soucier!

Il y a encore beaucoup de méconnaissance autour de cette transition, qui mérite pourtant d’être dépoussiérée et mise en lumière.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle a bien plus à nous offrir que son lot d’inconforts.

Dans cet article, nous allons découvrir les symptômes de la préménopause.

Rassurez vous, tout ce qui sera listé par la suite ne sera pas forcément livré pour vous!

Mais, en tant que femme, je trouve qu’il est essentiel de connaître les symptômes de cette période de notre vie ! Cela évitera des questionnements et des inquiétudes supplémentaires.

Comment reconnaître les premiers signes de la préménopause?

C’est pendant la préménopause que les principaux bouleversements se font sentir, c’est à dire autour de la quarantaine et du début de la cinquantaine, bien plus qu’une fois la ménopause installée, où les symptômes vont s’atténuer et finir par disparaître.

Les premiers symptômes sont majoritairement dus à une carence en progestérone, l’un des principales hormones féminines.

Des règles capricieuses

Un des premiers signes que l’on observe, parfois jusqu’à 10 ans avant la ménopause, ce sont des perturbations du cycle menstruel: les règles peuvent être irrégulières en durée et en fréquence, et/ou on peut constater une alternance de cycles cours et longs.

On observe également une modification du flux avec une diminution du flux sanguin, ou à l’inverse des règles plus abondantes pouvant créer une carence en fer et une fatigue intense.

Un syndrome prémenstruel amplifié

On peut ressentir une aggravation du syndrome prémenstruel, une série de symptômes physiques et psychiques qui démarrent avant les règles et disparaissent peu après leur arrivée.

Un thermostat interne qui se dérègle

Quelques coups de chaud ou de froid peuvent se faire sentir; avec une transpiration et une odeur corporelle nouvelle….

Les premières bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes peuvent apparaitre: il s’agit là du symptôme star représentatif de cette période!

Les symptômes les plus courants en préménopause

La préménopause varie d’une femme à l’autre, alors s’informer sur tous les signes possibles peut aider à mieux traverser ses propres inconforts.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes

Les bouffées de chaleur correspondent à des troubles vasomoteurs, c’est à dire des variations de la circulation sanguine. Cela est du à la diminution soudaine des œstrogènes qui vont perturber l’hypophyse, notre centre de thermorégulation dans le cerveau.

Cela va faire réagir l’hypothalamus, qui répond comme s’il était en surchauffe et envoie le message d’activer les mécanismes de refroidissement du corps: on se met à transpirer, la rythme cardiaque s’accélère et les vaisseaux sanguins se dilatent.

Notre thermostat interne se dérègle.

Ainsi, la peau augmente en température, des rougeurs peuvent apparaitre, ainsi qu’une sensation soudaine de chaleur et de moiteur, souvent sur le haut du corps.

Cela déclenche alors des crises de sueur.

Ces suées sont imprévisible, ce qui constitue un véritable handicap à la fois personnel, social et professionnel.

Les sueurs nocturnes sont des bouffées de chaleur qui se produisent la nuit et viennent interrompre le sommeil.

Les femmes ne peuvent plus dormir comme elles le souhaitent et accumulent énormément de fatigue.

Ce qui génère des conséquences en cascade sur leur santé physique et morale.

Les troubles de l’humeur, irritabilité, nervosité

En préménopause, vous risquez de devenir beaucoup plus sensible et pouvez souffrir d’irritabilité, de tristesse, de colère, de crises de larmes, d’anxiété, et de stress.

Les changements d’humeur liés à cette étape sont attribués aux fluctuations hormonales, et en particulier à un déséquilibre des niveau de sérotonine (hormone de la détente, de la sérénité et de la bonne humeur)

Ces sautes d’humeur sont fréquentes, imprévisibles et n’ont parfois aucune raison valable.

Il est important de prévenir l’entourage, d’expliquer ce que l’on traverse et de ne pas hésiter à se faire accompagner en cas de besoin. A cette étape de vie, la sophrologie peut être un soutien intéressant.

Les troubles du sommeil et la fatigue intense

Les sueurs nocturnes peuvent avoir un impact négatif sur la qualité et la quantité d’heure de repos.


Cette situation est souvent aggravée par le stress du quotidien et la charge mentale; qui créent des difficultés d’endormissement dues aux ruminations mentales.

En cas de difficulté d’endormissement, je vous invite à pratiquer des exercices de relaxation telles que le Body Scan, ou la cohérence cardiaque.

Les femmes peuvent donc souffrir régulièrement de fatigue intense et chronique en raison des nombreux réveils nocturnes et des insomnies qui les empêchent de récupérer.

Elles se retrouvent à devoir assurer leur journée professionnelle et personnelle avec un manque anormal d’énergie, rendant leurs efforts physiques et intellectuels vraiment difficiles.

La prise de poids

En préménopause, on remarque que l’on prend du poids beaucoup plus facilement qu’avant.

En effet, cela vient du fait que notre métabolisme ralentit. Le corps cesse progressivement de produire des hormones féminines, ce qui ralentit sa dépense d’énergie. Notre organisme va donc dépenser de moins en moins de calorie pour fonctionner.

Or, nous savons que la masse musculaire joue un grand rôle dans la perte de poids. Plus nous avons du muscle, plus notre métabolisme est élevé.

Ainsi, le corps brûle des calories même au repos ou en dormant.

En revanche, autour de la ménopause, il y a une fonte musculaire avec la chute des œstrogènes. C’est pourquoi il est important de pratiquer une activité physique régulière pour entretenir sa masse musculaire et limiter cette perte.

Par conséquent, il faut bouger plus, pour dépenser plus, afin de pouvoir maintenir son poids de forme.

En outre, le stress, les envies de sucre et le mal être ressenti peuvent pousser au grignotage et aux autres compulsions alimentaires pour se réconforter.

En modifiant nos habitudes d’hygiène de vie, notre sommeil, la gestion de notre stress, en améliorant notre alimentation et en adaptant notre activité physique, nous agissons sainement pour éviter cette prise de poids.

Les douleurs musculaires et articulaires

La progestérone contribue à diminuer l’inflammation et les œstrogènes à maintenir les articulations lubrifiées. C’est pourquoi certaines femmes ressentent des douleurs articulaires à la suite d’une diminution de ces hormones.

Les femmes interprètent généralement cela comme un signe de vieillissement qui les ralentit dans leur style de vie. Parfois, elles le vivent très mal moralement et sont usées par la douleur physique.

La sécheresse de la peau

Sous l’effet du temps et de la carence hormonale, la peau aussi se modifie: des rides se marquent plus facilement, le processus de vieillissement cutané s’accélère, des troubles de pigmentation apparaissent (tâches brunes), et des poils à des endroits non désirés peuvent même s’inviter!

La sécheresse vaginale et le microbiote vaginal

La sécheresse vaginale ainsi que les douleurs lors des rapports sexuels sont en lien direct avec la baisse des niveaux d’œstrogènes. Cela ne permet plus d’assurer une bonne circulation du sang autour du vagin et donc de nourrir convenablement la muqueuse vaginale et la vulve.

Cela entraîne une muqueuse qui s’affine et devient plus sensible, la lubrification diminue.

De plus, toutes ces perturbations hormonales modifient également la composition du microbiote vaginal, diminuant fortement la population de lactobacilles, des micro organismes qui protègent des infections vaginales.

Par conséquent, nous sommes exposer à plus d’infections gynécologiques et de maladies sexuellement transmissibles.

La baisse de la libido

La préménopause affecte aussi fréquemment le désir de faire l’amour.

Bien souvent, les causes sont d’ailleurs multifactorielles, physiques et/ ou psycho émotionnelles.

Cela peut être le résultat direct de la baisse des niveaux de testostérone et d’œstrogènes, qui peut rendre l’excitation physique plus difficile.

De plus, la baisse de dopamine, censée stimuler le désir, entraîne un désintérêt et un manque de motivation.

Il peut aussi s’agir d’un résultat secondaire du poids des autres symptômes, comme la charge mentale, la fatigue, le stress, les changements d’humeur, les insomnies, la sécheresse vaginale et le manque de lubrification, les douleurs lors des rapports sexuels…

Il y a également des motifs plus psychologiques, comme la baisse confiance en soi, de la perception de son pouvoir de séduction, son corps de femme qui change et qu’il faut se réapproprier…

Il est dans ce cas plus difficile de se sentir désirable.

Néanmoins, la ménopause ne signifie pas du tout la fin de la sexualité.

La faiblesse urinaire

L’appareil urinaire contient de nombreux récepteurs à œstrogènes, il est donc normal que la vessie soit très sensible aux modifications hormonales de la transition ménopausique.

Pourtant, c’est un symptôme encore bien tabou, que de nombreuses femmes cachent: elles disent ressentir de la honte et préfèrent alors souffrir en silence.

Le brouillard mental, les troubles de la concentration et de la mémorisation

Le cerveau contient des récepteurs d’œstrogènes et réagit à ces hormones, qui aident le cerveau à mieux fonctionner, à la fluidité verbale et à la mémorisation.

En préménopause, lorsque les niveaux d’œstrogènes dans le corps chutent, rien d’étonnant à ce que l’on souffre de pertes de mémoire inattendues.

Une baisse des œstrogènes peut donc parfois provoquer un brouillard mental, des difficultés de concentration et de mémorisation.

Les troubles digestifs, les ballonnements et la modification du microbiote intestinal

Les hormones sexuelles féminines influencent les micro organismes qu’on a dans notre tube digestif.

Cela signifie que, pendant la préménopause, la flore intestinale d’une femme change de composition, pouvant donner des signes très variables d’une femme à l’autre.

Le manque d’œstrogènes modifie la composition du microbiote intestinal. Les femmes peuvent alors remarquer un ralentissement dans leur digestion ou observer qu’elles réagissent différemment lors de la consommation de certains aliment, voire connaître de nouvelles intolérances alimentaires.

Elles peuvent également souffrir de ballonnements, car les œstrogènes jouent un rôle dans la production de la bile dans l’organisme.

Alors quand les niveaux de cette hormone chutent, la quantité de bile produite diminue aussi, ce qui modifie la digestion des corps gras et peut provoquer une mauvaise digestion, avec des gaz et des ballonnements.

La bile dans l’intestin joue également un rôle de lubrifiant: si sa production est insuffisante, cela peut causer de la constipation.

En modifiant les habitudes alimentaires lors de cette période, les femmes peuvent retrouver leur confort digestif.

L’anxiété, les angoisses et les crises de panique

L’anxiété et les angoisses sont des troubles nerveux que certaines femmes ressentent pendant la préménopause.

Encore une fois, les causes peuvent être multiples: l’état physique et psycho émotionnel, les antécédents médicaux, la personnalité, les idées reçues, et autres perceptions limitantes de ce passage, etc.

Tout cela rentre en compte.

Les femmes sont à ce stade en pleine évolution personnelle, et toutes ces prises de conscience peuvent les déstabiliser, faire remonter des peurs enfouies, ébranler certaines croyances.

Elles peuvent aussi ressentir des états d’angoisse, qui parfois se transforment en véritable crises de panique, sans véritable raison.

Lorsque ces attaques surviennent de manière inattendue, cela peut indiquer qu’un bilan s’impose, pour mettre au clair ses réflexions, laisser derrière soi un passé qui n’existe plus et préparer un nouveau futur plus aligné.

La déprime et l’état dépressif

On peut passer d’un état de blues à une profonde déprime durant cette période.

Là encore, les causes peuvent être multifactorielles, mais elles sont souvent en partie dues à nos fluctuations hormonales importantes.

La sensibilité des seins

La sensibilité des seins est un autre symptôme courant de la ménopause.

La poitrine peut devenir douloureuse, en tension et augmenter de volume.

Ce symptôme a tendance à diminuer lors des derniers stades de la ménopause.

Les maux de tête

Une personne qui entre en préménopause peut ressentir des maux de tête ou des épisodes de migraine plus que d’ordinaire en raison d’une baisse des oestrogènes.

Cela ressemble un peu aux maux de tête que certaines femmes ressentent avant l’arrivée de leur règles.

Cependant, contrairement à un cycle menstruel normal, les niveaux d’hormones pendant cette période de transition peuvent faire des pics très marqués de façon totalement imprévisible.

La douleur présente dans la tête peut parfois irradier dans la visage et la nuque, et créer de fortes tensions musculaires.

N’hésitez pas à pratiquer des exercices respiratoires telles que la respiration en carrée pour atténuer la douleur.

Quelques autre symptômes bizarres et beaucoup moins célèbres

Nous venons de voir à quel point les symptômes les plus connus peuvent être déjà nombreux.

Cependant, il n’est pas rare d’observer certains signaux encore plus bizarres:

  • des fourmillements aux extrémités
  • les oreilles qui sifflent et/ou qui grattent
  • la bouche qui brûle
  • une modification du goût
  • une modification de la voix
  • des sensations de décharge électriques
  • des étourdissements et des vertiges
  • des allergies
  • une odeur corporelle désagréable
  • des poils indésirables sur le visage

Rassurez vous: tous ces inconforts ne sont pas tous valables pour vous!

Il est vrai que certaines ont plus de chance que d’autres, mais gardez bien à l’esprit qu’il est possible d’atténuer les effets désagréables e, apportant le plus tôt possible des modifications de son mode de vie.

N’oubliez pas: vous n’êtes pas seules !

A bientôt

Delphine Lefevre

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admin@delphinelefevre.fr

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